J’ai étudié la clarinette pendant une dizaine d’années. Je garde des souvenirs assez mitigés de mes cours au conservatoire, ainsi qu’un pouce légèrement déformé par le poids de mon instrument sur mon corps encore en croissance. En revanche, j’adorais jouer en orchestre. J’aimais être entourée d’autres musicien·nes et de partager tout, ou presque, avec elles et eux pendant un court moment : nos réussites, nos erreurs, notre stress, notre souffle, nos mouvements, et ce rythme qui ne devait jamais nous échapper, jusqu’à la note finale.
Cette infolettre est la dernière que j’envoie pour la saison 3 d’Origami, qui se conclut officiellement ce vendredi. Nous avons, nous aussi, tenu le rythme. Celui d’un média qui produit six émissions régulières et un paquet d’autres contenus irréguliers. Celui d’une entreprise qui emploie sept personnes à temps plein (ou quasi) ainsi qu’une dizaine d’autres collaborateur·ices. Celui d'un groupe de personnes qui ont joué de la musique chacun·e à leur manière (même si le pauvre Moguri n’aura pas eu le temps de faire la critique du dernier Rhythm Paradise sur notre antenne).
Il y a eu des bémols imprévus. On a parfois dû ralentir le tempo ou, au contraire, accélérer la cadence. On a souvent improvisé. On a même appris à jouer aux instruments des autres, à certaines occasions. J’ai dû produire PLUSIEURS plans de financement sur Excel (j'estime avoir gagné le droit de m'en plaindre sans métaphore musicale). Et comme à l’époque où j’étais clarinettiste, même quand c’était difficile, c’était toujours mieux ensemble. Je lève donc mon pouce tordu à mes collègues. Encore !
Quoi de neuf chez Origami ?
Après le concert, les chanceux et chanceuses passent une tête en coulisses, ou regardent le replay de notre live de fin de saison. On y dévoile nos victoires, nos déceptions, nos projets d'avenir, les pieds d'Hubert et mon mépris visible pour Lucie Ronfaut (tout est vrai).
Quant à moi, si je ne devais garder qu'un seul souvenir de notre troisième saison, il s'agirait du dernier épisode d'Internet Exploreuses, avec son ambiance encore plus bouillante que la température du plateau au moment du tournage (ressenti personnel : 220 degrés). Regardez si vous aimez votre cuisson à point.
C'est l'été ! N'oubliez pas de mettre de la crème solaire quand vous sortez et de consulter le numéro de juillet de Wishlist quand vous rentrez. Un coup de soleil est vite arrivé.
Une fois n'est pas coutume : l'équipe de Super Vieux Jeux a prédit le futur. Sylvain, Raphaël et Patrick se trouvaient tous chez Origami lorsque Sony a annoncé son abandon futur du format physique. Serait-ce la fin du rétrogaming ?
Une question, une remarque, une suggestion pour la rédaction d'Origami ? Vous pouvez répondre à ce mail ou écrire à infolettre@origami.ng.
Vous pouvez aussi nous soutenir sur Patreon, à partir de 3 euros par mois. Vous y accéderez à nos émissions en avance, des contenus bonus, la satisfaction de faire vivre un petit média indépendant et notre reconnaissance éternelle.
Et si vous hésitez encore à nous suivre, c'est le bon moment pour sauter le pas : on brade actuellement les prix de nos abonnements ! Profitez de votre premier mois à -50% ou de votre abonnement annuel à -15%. On vous prépare plein de contenus exclusifs à Patreon pour l'été pour vous remercier. Mais je prends un peu d'avance en vous écrivant, tout simplement, merci 🧡
Point Point Point
Qui a encore le temps de regarder des longs tests de jeux vidéo ? Vous, on l'espère. Mais si jamais vous êtes très pressé·es, voici une recommandation de la rédaction, résumée en trois points bien tassés.

1️⃣Si j’aime la série des Rhythm Paradise depuis bien longtemps maintenant, c’est avant tout pour sa simplicité. Depuis son premier épisode, chacun de ses nombreux mini-jeux musicaux ne me demande qu’une chose : appuyer aux bons moments sur un unique bouton. Parfois deux. Jamais davantage.
2️⃣J’aime aussi Rhythm Paradise parce que je ne sais jamais ce que je vais y trouver. Des grenouilles ? Une jeune fille ? Un petit extraterrestre ? Je les découvre, et j’appuie sur un ou deux boutons aux bons moments pour qu’elles sautent, qu’elle tape dans un ballon ou qu’il esquive la foudre. Toujours en rythme, sur la musique entêtante du célèbre producteur de j-pop Tsunku♂.
3️⃣Je pourrais décortiquer le dernier épisode, Rhythm Paradise Groove, pour extraire les petits défauts qui se trouvent sûrement dans ses 80 mini jeux. Mais je n’en ai pas envie. Même quand il me plaît moins (quand ses remixes me déçoivent un peu), même quand il m’irrite (je déteste les niveaux de la lune !)... le fait est que j’en suis amoureux. Comme je le suis de tous les autres épisodes : parce qu’ils me rendent simplement et vraiment heureux.
Rhythm Paradise Groove est disponible sur Switch et Switch 2, recommandé par Kevin.
OK Vu
La revue de web de la rédaction.
A Queer History of the Sims (Podcast/KQED - Close all tabs/en anglais)
Affaire Jean Pormanove : deux influenceurs et de lourds « enjeux de société » devant la justice (Article/Mediapart)
C'est fini pour cette infolettre. N'oubliez pas de suivre la toute dernière Hebdo de la saison, ce vendredi, qui promet d'être à la fois stupide et fameuse (nous y serons par ailleurs au grand complet !)
J'en profite enfin pour vous remercier pour tous les compliments et gentils messages reçus à l'occasion de l'envoi de cette infolettre cette année. L'écrire a été un vrai plaisir, et qu'elle vous intéresse encore plus.
On se retrouve dans votre boîte mail à la rentrée ! Bel été ! ☀️
Abonnez-vous à l'Infolettre d'ORIGAMI
et recevez ces articles directement dans votre boîte mail 💌